|
Les IST ne sont pas une fatalité
Aujourd'hui, les infections sexuellement transmissibles (IST) connaissent une importante progression. Il ne faut en aucun cas les prendre à la légère car si elles ne sont pas traitées rapidement, certaines peuvent devenir graves.
Transmises par les contacts sexuels, génitaux, oro-génitaux ou ano-génitaux, les IST sont des maladies extrêmement contagieuses qui sont dues à des microbes, bactéries, virus ou champignons. Un seul rapport peut suffire à te contaminer. Les IST peuvent être transmises à ton bébé si tu es enceinte et les conséquences sur sa santé sont souvent graves. Certaines passent fréquemment inaperçues chez les femmes. Toi et tes partenaires sexuels devez impérativement vous faire traiter dans les plus brefs délais au risque de séquelles parfois dangereuses.
Tes meilleures armes? Une bonne hygiène intime et quotidienne (par exemple, uriner après un rapport sexuel), la réduction de ton nombre de partenaires sexuels et l'utilisation systématique des préservatifs, sauf si tu es certain d'une fidélité mutuelle. Encore faut-il s'y tenir.
Deux IST particulières: le Sida et l'hépatite B
Le sida et l'hépatite B se transmettent lors des rapports sexuels, non protégés, et par le sang. Ces deux maladies sont redoutables pour ta santé.
L'hépatite B est la seule IST qui dispose d'un vaccin permettant de l'éviter. Fais-toi donc vacciner, car c'est ta meilleure protection.
Pour le sida, il n'existe aucun vaccin pour le moment. L'usage systématique du préservatif est donc impératif.
Les plus sournoises
L'infection à chlamydiae peut évoluer sans le moindre signe. Chez la femme, ce germe l'expose à une infection des trompes (salpingite), à un risque de stérilité et de grossesse extra-utérine.
L'infection bactérienne à mycoplasme est tout aussi discrète et peut être responsable des mêmes conséquences. Parfois, elle se traduit par des pertes et des démangeaisons assez banales mais dans 40% des cas, il n'existe absolument aucun signe. Fréquemment associée à l'infection à chlamydiae, les médecins recherchent souvent ces deux bactéries en même temps avant d'initier un traitement antibiotique d'une vingtaine de jours.
Les condylomes vénériens sont des petites verrues, appelées crêtes de coq, qui prolifèrent sur les organes génitaux. La plupart du temps, elles sont visibles à l'œil nu mais il en existe des microscopiques. Le traitement chimique local est parfois décevant car la maladie peut récidiver. Il faut alors procéder à une électrocoagulation ou brûler les lésions au laser, à la neige carbonique ou à l'azote liquide. Elle doit être prise au sérieux en raison d'un risque de cancer génital. De bonnes raisons de consulter régulièrement ton gynécologue.
Les plus bruyantes
L'infection parasitaire à trichomonas et l'infection bactérienne à gardnerella vaginalis entraînent systématiquement des pertes abondantes et malodorantes qui donnent le signal d'alerte. Ces deux IST sont pourtant très bénignes. Un simple prélèvement vaginal confirme le diagnostic et un traitement, souvent local sous forme d'ovules vaginaux, permet d'en venir à bout. De toute façon la gêne occasionnée est telle qu’elle te conduit tout droit chez ton médecin.
Les plus anciennes
Syphilis, gonococcie (communément appelée chaude-pisse) et herpès génital sont connus depuis la nuit des temps. Pourtant, elles continuent de sévir.
L'herpès connaît actuellement une expansion impressionnante : on signale plus de 100'000 nouveaux cas par an en Suisse.
Il se traduit par l'apparition de petites vésicules en bouquet qui sont douloureuses. Un traitement antiviral local permet de faire disparaître pendant un temps ces lésions. Ce n'est pas une maladie grave, mais il n'existe pas de traitement qui permette d'en venir à bout et elle récidive souvent.
Syphilis et gonoccocie touchent toujours un bon nombre de personnes. Elles peuvent passer inaperçues pendant longtemps chez les femmes. Diagnostiquées et traitées à temps, elles ne sont pas graves mais sont responsables de complications sévères si elles sont négligées et non traitées. Le traitement antibiotique est pourtant simple.
IST et grossesse
La plupart des MST peuvent être dangereuses pour l’enfant. Par exemple les gonococcies, la syphilis et les mycoplasmes peuvent contaminer le fœtus et provoquer des avortements ou des maladies graves de l’enfant. Le gonocoque et les chlamydiae peuvent contaminer l'enfant lors de l’accouchement et provoquer des conjonctivites. L’herpès génital enfin peut infecter le fœtus au moment de l’accouchement et entraîner des atteintes graves de l’enfant. Une poussée d’herpès au moment de l’accouchement peut donc faire pratiquer une césarienne.
Dans tous les cas, si tu as des doutes ou des antécédents de IST, parles-en à ton médecin qui saura te conseiller.
En chiffres...
Chaque année, on dénombre 330 millions de cas de IST dans le monde et des dizaines de milliers de personnes en Suisse sont infectées. Des chiffres qui doivent t'inciter à la prudence et à ne pas négliger la prévention. Le mieux reste qu'elles ne passent pas par toi. L'usage systématique du préservatif réduit sensiblement les risques de contamination.
|