| Pourquoi se protéger? |
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Progression des IST On constate aujourd’hui dans toute l’Europe comme aux Etats-Unis, un relâchement de la prévention et des IST que l’on croyait disparues font un come back inquiétant. Voici quelques bonnes raisons de se protéger. Le sida, c'est pas fini Il existe aujourd'hui des traitements, connus sous le nom de tri-thérapie, mais ils ne soignent pas la maladie, ils ne font que retarder son évolution. L'optimisme face à ces traitements a néanmoins conduit à un certain relâchement de la prévention, notamment en milieu homosexuel (multiplication des partenaires, rapport non protégés) avec pour conséquence la résurgence des primo-infections au VIH. Il ne faut donc pas baisser la garde. La base des personnes contaminées étant importante, le moindre relâchement va inévitablement conduire à un pic de contamination. Le préservatif est le seul rempart contre les IST Depuis 1998, l'OFSP a noté une recrudescence en milieu homosexuel de gonococcies, de syphilis, et d'urétrites. Cette recrudescence est directement liée l'évolution des prises de risques déjà signalées dans ce milieu. Si les hétérosexuels sont proportionnellement moins touchés par ces IST aiguës, la bisexualité offre des ponts de contaminations. Parallèlement, d'autres IST, comme l'herpès génital et les crêtes de coq, sorte de verrues sexuelles, sont en croissance constante. Si ces dernières sont curables, elles peuvent ruiner une vie sexuelle. Il se peut aussi qu'un herpès génital récidive une fois par mois pendant dix ans avant de disparaître. La capote reste un bon moyen contraceptif Peu de chance aujourd'hui qu'elle se déchire. Les préservatifs qui sont vendus en Suisse font l'objet de contrôle de qualité que la norme CE garantit. Si le préservatif éclate, c'est qu'il est mal posé ou que la lubrification est insuffisante. Si tu as eu un rapport à risque, il y a moins de trois mois Le préservatif est de mise en attendant les résultats du dépistage. Un résultat négatif dans les six semaines suivant le rapport constitue une première garantie. Mais pour être absolument sûr de sa séro-négativité, il faut patienter trois mois. A ce moment un second test s'impose. Si tu pars à l'étranger Fuis en courant tous les rapports non-protégés. Pour rappel, au Zimbabwe, 40 % des femmes âgées entre 20 et 30 ans sont séropositives. Si bien qu'en ayant un rapport sexuel avec une femme, et pas nécessairement une princesse de la nuit, il y a une chance sur deux qu'elle soit séropositive. Aux Etats-Unis, 20 % des prostituées de Miami sont séropositives et 50 % à New York. Dans de nombreux pays d'Asie, d'Afrique, d'Amérique et d'Europe (notamment à l'Est), le nombre de personnes contaminées ne cesse d'augmenter. Ne pas se protéger relève de l'inconscience. Si tu es infidèle Tu as la responsabilité de la confiance que place en toi ton partenaire. En terme de prévention, tu brises la confiance qui permet au couple de ne plus avoir recours au préservatif. Pour préserver la santé de ton partenaire, protège-toi lors de tes ébats extraconjugaux. Si tu craques sur un ou une inconnue, un soir, comme ça Il ou elle a beau avoir une belle gueule, sentir bon, être apparemment en bonne santé, se dire hétérosexuel(le) et marié(e), qu'en est-il vraiment ? Pour éviter les réveils angoissés, un seul remède: la capote. Si tu es adepte des relations sexuelles à plusieurs partenaires En multipliant le nombre de partenaires, les risques de contaminations sont accrus. Redouble d'attention et vérifie que l'ensemble des partenaires a revêtu les protections nécessaires. En cas d'éjaculation précoce Le préservatif peut aider à retarder l'éjaculation. Par contre, n’enfile jamais deux préservatifs l’un sur l’autre : les frottements et l’absence de bulles d’air augmentent considérablement le risque de rupture. Le préservatif, c'est l'occasion d'un jeu érotique Certaines personnes continuent à voir la capote comme un tue-l'amour alors qu'avec un peu de bonne volonté, cela se passe très bien. De l'avis de spécialistes des maladies sexuellement transmissibles, les femmes doivent participer à la mise en place du préservatif et même en avoir l'initiative. S'il n'est pas toujours évident pour elles de négocier le préservatif, en le mettant délibérément sur le pénis de leur partenaire, elles peuvent ainsi exercer un moyen de pression, tout en restant dans le jeu érotique. |


